Coopérative d'activité et d'emploi

Une fonction économique et sociale

Le principe de contribution des entrepreneurs au fonctionnement de la CAE, par un prélèvement de 10% sur leur chiffre d’affaires hors taxes (hors achats pour revendre), constitue un indicateur significatif de leur résultat économique. Au fur et à mesure de son développement, cette contribution témoigne de la capacité des entrepreneurs à financer le service rendu en matière d’accompagnement. En parallèle, les financements publics vont permettre d’équilibrer le budget de la structure.
L’équilibre que l’on peut trouver dans une CAE est donc étroitement lié à cette reconnaissance de l’utilité sociale de la coopérative d’activités.
Les pouvoirs publics, en soutenant les CAE, nous permettent d’accompagner des porteurs de projet dits exclus des dispositifs classiques.
Ils vont ainsi bénéficier d’un espace de test en grandeur nature, sans préjuger a priori ni de la faisabilité ni de la rentabilité de l’activité envisagée, et donc leur offrir un cadre juridique permettant de créer son emploi et de reconstituer ses droits sociaux en cas de non aboutissement.

Absence de sélection et accompagnement individualisé sans contrainte de temps étant les piliers de notre action.
Les entrepreneurs-salariés contribuent directement au système de redistribution : ils paient des charges sociales (salariales et patronales) et par là-même contribuent aussi à la diminution du coût de l’indemnisation chômage. De fait, un entrepreneur-salarié, dont l’activité se développe progressivement, sort en parallèle des dispositifs d’aides pour créer son propre emploi et contribuer au système général.

Cela témoigne d’une réelle utilité sociale, que l’on peut apparentée à une mission d’intérêt général, justifiant le soutien de financements publics pour une CAE.

Mais l’utilité sociale va au-delà ; elle est également liée à la nature même de notre fonction : permettre de tester un projet d’activité en grandeur nature.

Cette particularité représente l’octroi d’un droit à l’erreur qui a pour effet d’éviter les conséquences malheureuses que l’on connaît avec cessation et liquidation d’entreprise. Le coût généré par la fermeture d’une entreprise (individuel et collectif) est considérable et peut être évité, si l’on passe par cette étape de test de son projet professionnel.
Une étude réalisée il y a 4 ans démontrait un taux de pérennité supérieur à la moyenne nationale pour les entreprises créées et issues de notre coopérative d’activité.